La machine offensive toulousaine s'est remise en route à Montpellier. C'est rassurant avant Sale ?
« Oui, c'est rassurant. Cela faisait quelques semaines qu'on travaillait bien mais on avait du mal à être efficaces. Du coup, on était frustrés. Mais on a toujours été ambitieux dans le jeu. Alors, c'est sûr que marquer trois essais ce week-end nous fait du bien. Après, cela ne reste qu'un match et Montpellier n'est pas totalement encore en place. Mais c'est bien que nous soyons arrivés à marquer sur nos actions franches.
Ce n'était donc qu'un problème de finition...
Une histoire de petits réglages qui ont de grosses conséquences. Avant Sale, on est toujours dans cette continuité. Il faut aller vers ça dans notre travail : jouer à la perfection nos périodes de domination.
Peut-on comparer votre rôle à celui d'un buteur au football ?
Non, c'est différent. Au football, le buteur est tout seul face aux buts. Au rugby, nous sommes quinze devant la ligne. Cela peut venir de partout. D'ailleurs, au Stade toulousain, chaque année, on est plusieurs marqueurs d'essais à la fin de la saison. C'est très homogène. C'est la preuve que le danger vient de partout. Après, ce qui est sûr, c'est qu'à mon poste d'ailier, j'ai un rôle de finisseur. Mais on ne peut pas comparer cela au rôle de buteur au football.
On ne vous sent pas accro aux statistiques...
Je ne vais pas dire que ce n'est pas agréable de marquer. Mais c'est vrai qu'au rugby, on ne fonctionne pas du tout en terme d'objectifs, en se disant en début de saison qu'on va marquer tant d'essais. On est tellement dépendants des autres qu'on est jamais dans cette démarche. Au football, on lui accorde beaucoup plus d'importance.
Mais les statistiques ne sont-elles pas révélatrices ?
C'est surtout révélateur du collectif. Quand le collectif tourne bien, il y a plus d'essais.
Peut-on dire que les matches de coupe d'Europe sont plus ouverts que ceux du championnat ?
Je ne sais pas. C'est un peu l'impression que cela donne sur les dernières saisons. Peut-être parce qu'en championnat, les clubs se connaissent plus qu'en coupe d'Europe. C'est vrai qu'il y a plus d'espaces à certains moments, que c'est plus ouvert mais c'est quand même difficile de marquer contre des équipes européennes. »


