Comment évolue ta blessure ? A quoi ressemble un entraînement aujourd'hui pour Vincent Clerc ?
ça évolue bien. Je suis dans les temps, il me manque maintenant deux mois pour retrouver les terrains. Les journées sont longues, très longues : il y a beaucoup de choses à faire pour la rééducation, la musculation et le renforcement. Je commence tôt et je finis tard : cela laisse peu de temps au reste, mais globalement ça se passe bien. Il n'est pas toujours évident de s'entraîner à contre temps et d'être tout seul, un peu à l'écart. C'est sans doute ce qui est le plus difficile, même si c'est le lot de toutes les blessures. Mais le moral est là, et tout va bien, et je suis heureux de retrouver prochainement les terrains.
Tu dois avoir dans un coin de ta tête une date ou un match pour lequel tu espères être opérationnel ?
Un retour de blessure est toujours aléatoire, et c'est pour cela que je ne me suis pas fixé de date précise. Cela peut se jouer à une, deux ou trois semaines près. J'aimerais bien reprendre durant le mois de novembre ou à la fin de celui-ci. Mais si ça doit être en décembre, ça se fera en décembre : je ne veux surtout pas précipiter les choses pour ensuite rechuter pour six mois.
Je vais prendre mon temps et être à l'écoute de mon corps et surtout des médecins, kinés et préparateurs physiques. Mais j'espère évidemment que ça sera le plus tôt possible.
L'impatience doit être énorme maintenant que le bout du tunnel est quasiment atteint ?
C'est certain. Autant les mois de juillet et août ont été cools parce qu'il n'y avait pas de match, autant voir les copains s'amuser sur le terrain, se régaler, s'apercevoir que le niveau monte petit à petit donne envie de prendre part à tout cela. Ce sont les moments les plus frustrants, quand on sait que la date de la reprise se rapproche.
Avec le recul, par quelles phases passe-t-on quand on est blessé pour plusieurs mois ? Quels ont été les moments les plus difficiles ?
Il n'y en a pas tellement eu, même si c'est lors de la finale de la Coupe d'Europe que j'ai réellement pris conscience de ma blessure. C'était la première fois que cela m'arrivait, j'espère que ce sera la dernière, mais je l'ai assez bien vécu. Je me suis projeté dans ma blessure, en essayant d'évoluer semaine après semaine. Il n'y a pas eu de grands moments de blues, mais c'est peut-être maintenant que débute le plus difficile : approcher de la reprise, tout faire pour revenir à son meilleur niveau...
La blessure est presque derrière, mais elle est malgré tout toujours présente : il faut continuer à avancer pour retrouver un niveau digne d'un joueur du Stade Toulousain ou d'un joueur international. Ce seront des moments qui seront à mon avis assez longs à vivre.
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